Synopsis : J'ME MARIE, J'ME MARIE PAS
On a déclassé, dénoncé, rejeté le mariage.
Pourquoi, malgré tout, reste-t-il au coeur des préoccupations
des femmes de tout âge? Parce que la vie commune transforme un sentiment,
l'amour, en un mode de vie à l'intérieur duquel la femme
parviendra, ou non, à se réaliser. J'me marie, j'me marie
pas, présente, dans leur environnement respectif, quatre femmes
en quête de leur libération. Elles appartiennent à la
génération des 28-30 ans et parlent de la place qu'elles
accordent à l'amour, du choix qu'elles ont fait d'un mode de vie,
dans le mariage ou en dehors de lui. La première de ces femmes s'appelle
Francine (Larrivée). Mariée à 28 ans, séparée
un an plus tard, elle trouve incompatibles amour et réalisation
personnelle. La deuxième est Linda (Gaboriau). Elle décide
d'assumer, seule, la responsabilité d'un enfant . Jocelyne (Lepage),
la troisième, accepte aussi la maternité, mais la conçoit
comme une responsabilité sociale et l'accompagne d'une remise en
question des rôles traditionnels à l'intérieur du couple.
Enfin, la dernière, Tanya (Ballantyne), laisse sa carrière
de cinéaste et choisit de mettre l'amour au centre de sa vie et
d'en faire une valeur positive.
Ces femmes ont cherché, hors des schèmes traditionnels, de
nouvelles façons de vivre l'amour. Elles ont réfléchi,
choisi, osé. Avec aisance et dynamisme, avec intelligence et émotivité (deux
composantes de la femme que l'on a souvent cherché à dissocier,
sinon à opposer), elles expriment leurs contradictions, leurs aspirations,
leurs difficultés d'être. À l'image superficielle ou
artificielle que véhiculent habituellement les médias, elles
opposent une image en profondeur, trop rarement perçue. Quatre femmes.
Quatre portraits sans retouches avec lesquels J'me marie, j'me marie pas,
ouvre la porte à une réflexion extrêmement féconde
sur la valeur destructrice ou rayonnante de l'amour, soleil noir ou soleil
de feu qui éteint ou embrase toutes choses.